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Un choix

Ajouté le 1/4/2010

 Le savoir vivre

 

 

 

 

 

 

Pourquoi le savoir-vivre ? Il faut bien se faire une raison... Nous ne sommes pas des ermites ! [...]

 

 

Nous n'avons pas le choix !... [...] Parce que nous ne sommes pas des sardines, mais bien des hommes et des femmes, il nous faut apprendre à vivre agréablement en société... Même si c'est, la plupart du temps, sur les pieds des uns et des autres.

 

Dans un Savoir-Vivre il y a l'essentiel... qui reste le même depuis que le monde est monde. Il y a aussi les détails qui varient avec les époques et les continents. [...]

Avant de connaître tous les us et coutumes, l'essentiel, en voyage, c'est de se montrer de bonne volonté. On peut par la suite s'informer des usages de l'endroit. Apprendre quelques mots... Mais tranquillisez-vous !... Même en faisant cet effort supplémentaire, vous ferez des gaffes.

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De petits incidents mis à part,

on peut toujours se fier à ce bon Monsieur Swift,

 qui conclut :  « Quiconque met le moins de personnes

mal à l'aise est le mieux élevé de la compagnie ! »

Jacqueline Bus

 

 

 

 

 

 

Tags : le savoir vivre Jacqueline Bus

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L'egoïsme

Ajouté le 1/4/2010

 Ne penser qu'a soi

 

 

 

 

 

 

Tant qu'un homme ne s'intéresse qu'à soi, à sa fortune, à son avancement, à son succès personnel propre, il s'intéresse à bien peu de chose : tout cela est de médiocre importance et de courte durée, comme lui-même. À côté de cette barque qu'il conduit avec tant de soins, il y en a des milliers et des millions d'autres, de structure pareille et de taille à peu près égale : aucune d'elles ne vaut beaucoup, et la sienne ne vaut pas davantage. De quelque façon qu'il l'approvisionne et la manœuvre, elle restera toujours ce qu'elle est, étroite et fragile ; il a beau la pavoiser, la décorer, la pousser aux premiers rangs : en trois pas, il en a fait le tour. C'est en vain qu'il la répare et la ménage ; au bout de quelques années, elle fait eau ; un peu plus tôt, un peu plus tard, elle s'effondre, elle va s'engloutir, et avec elle périra tout le travail qu'elle a coûté. Est-il raisonnable de tant travailler pour elle, et un si mince objet vaut-il la peine d'un si grand effort ?...

 

 

Heureusement, pour mieux placer son effort, l'homme a d'autres objets plus vastes et plus solides, une famille, une commune, une église, une patrie, toutes les associations dont il est ou devient membre, toutes les entreprises collectives de science, d'éducation, de bienfaisance, d'utilité locale ou générale, la plupart pourvues d'un statut légal et constituées en corps ou même en personnes civiles, aussi bien définies et protégées que lui, mais plus précieuses et plus viables, car elles servent beaucoup d'hommes et durent indéfiniment ; même quelques-unes ont une histoire séculaire, et la longueur de leur passé présage la longueur de leur avenir. Dans l'innombrable flottille des esquifs qui sombrent incessamment, et incessamment sont remplacés par d'autres, elles subsistent comme des vaisseaux de haut bord : sur ces gros bâtiments, chaque homme de la flottille monte de temps en temps pour y travailler, et cette fois l'oeuvre qu'il produit n'est pas caduque, éphémère, comme l'ouvrage qu'il fait chez lui ; elle surnagera après qu'il aura disparu, lui et son esquif ; elle est entrée dans une oeuvre commune et totale qui se défend par sa masse. Sans doute, ce qu'il y insère pourra plus tard être remanié ; mais la substance en demeure, et parfois aussi la forme : tel précepte de Jésus, tel théorème d'Archimède reste une acquisition définitive, intacte et clouée en place depuis deux mille ans, immortelle dès le premier jour.

 

 

- Par suite, l'individu peut s'intéresser, non plus seulement à sa barque, mais encore à un navire, à tel ou tel navire, à telle société ou communauté, selon ses préférences et ses aptitudes, selon l'attrait, la proximité ou la commodité d'accès, et voilà un nouveau ressort d'action antagoniste au premier. Si fort que soit le premier, parfois le second prévaut ; c'est que l'âme est très généreuse ou préparée par une longue discipline spéciale : de là tous les sacrifices, la donation de soi-même à une oeuvre ou à une cause, le dévouement de la soeur de charité et du missionnaire, l'abnégation du savant qui s'ensevelit pendant vingt ans dans les minuties d'une besogne ingrate, l'héroïsme de l'explorateur qui risque sa vie dans le désert ou parmi les sauvages, le courage du soldat qui se fait tuer pour défendre son drapeau. Mais ces cas sont rares.

Chez le plus grand nombre d'hommes et dans le plus grand nombre de leurs actes, l'intérêt personnel l'emporte sur l'intérêt commun, et, contre l'instinct égoïste, l'instinct social est faible. - C'est pourquoi il est dangereux de l'affaiblir ; l'individu n'est que trop tenté de préférer sa barque au navire ; si l'on veut qu'il y monte et qu'il y travaille, il faut lui fournir des facilités et des motifs pour y monter et pour y travailler ; à tout le moins, il ne faut pas lui en ôter. Or cela dépend de l'État, sorte de vaisseau amiral et central, seul armé, qui tient sous ses canons tous les navires subordonnés ; car, quelle que soit la société, provinciale ou municipale, enseignante ou hospitalière, religieuse ou laïque, c'est l'État qui en fabrique ou en adopte le statut, bon ou mauvais, et qui, par ses lois, ses tribunaux et ses gendarmes, en procure l'exécution, stricte ou lâche. Partant [Par conséquent], sur cet article, il est responsable ; à lui d'agréer ou d'imposer le bon statut, la forme sociale la plus propre à fortifier l'instinct social, à entretenir le zèle désintéressé, à encourager le travail volontaire ou gratuit.

Hippolyte Taine (1828-1893),

 

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Tags : Hippolyte Taine psychologie

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Le miroir

Ajouté le 1/4/2010

 Le Miroir 

 

 

 

 

 

Jamais vous ne pourrez vous voir vous-même dans un miroir. Un miroir peut être utile à votre toilette, voire indispensable, mais ce n'est pas dans un miroir que vous trouverez la révélation de vous-même. Vous ne pouvez pas vous regarder priant dans un miroir, vous ne pouvez pas vous voir comprenant dans un miroir. Votre vie profonde, celle par laquelle vous vous transformez vous-même, c'est une vie qui s'accomplit dans un regard vers l'autre.

Dès que le regard revient vers soi, tout l'émerveillement reflue et devient impossible. Quand on s'émerveille, c'est qu'on ne se regarde pas. Quand on prie, c'est qu'on est tourné vers un autre ; quand on aime vraiment, c'est qu'on est enraciné dans l'intimité d'un être aimé. Il est donc absolument impossible de se voir dans un miroir autrement que comme une caricature si l'on prétendait y trouver son secret.

La vie profonde échappe à la réflexion du miroir ; elle ne peut se connaître que dans un autre et pour lui. Quand vous vous oubliez parce que vous êtes devant un paysage qui vous ravit, ou devant une oeuvre d'art qui vous coupe le souffle, ou devant une pensée qui vous illumine, ou devant un sourire d'enfant qui vous émeut, vous sentez bien que vous existez, et c'est même à ces moments-là que votre existence prend tout son relief, mais vous le sentez d'autant plus fort que justement l'événement vous détourne de vous-même. C'est parce que vous ne vous regardez pas que vous vous voyez réellement et spirituellement, en regardant l'autre et en vous perdant en lui. C'est cela le miracle de la connaissance authentique. Dans le mouvement de libération où nous sortons de nous-mêmes, où nous sommes suspendus à un autre, nous éprouvons toute la valeur et toute la puissance de notre existence...

Dans ce regard vers l'autre, nous naissons à nous-mêmes.

M. Zundel

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Tags : image de la femme rouge la communication

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Un rêve

Ajouté le 1/4/2010

Un songe

 



Le laboureur m'a dit en songe : "Fais ton pain

Je ne te nourris plus : gratte la terre et sème."

Le tisserand m'a dit : "Fais tes habits toi-même."

Et le maçon m'a dit : " Prends la truelle en main."

Et seul, abandonné de tout le genre humain

Dont, je traînai partout l'implacable anathème,

Quand j'implorai du ciel une pitié suprême,

Je trouvais des lions debout sur mon chemin.

 

J'ouvris les yeux, doutant si l'aube était réelle ;

De hardis compagnons sifflaient sur leurs échelles.

Les métiers bourdonnaient, les champs étaient semés.

 

Je connus mon bonheur, et qu'au monde où nous sommes

Nul ne peut se vanter de se passer des hommes,

Et depuis ce jour-là, je les ai tous aimés.

 

René François Sully Prudhomme ) 1839-1907)

 

 

 

 

 

Tags : Sully Prudhomme introvertis extravertis

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كنت أتمنى نزار قياني

Ajouté le 1/4/2010

كنت أتمنى

 


كنت أتمنى أن أحبك
في عصر سيادة الشمع .. والحطب ..
والمراوح الإسبانيه ..
والرسائل المكتوبة بريشة الطائر ..
وفساتين التفتا القزحية الألوان ..


كنت أتمنى أن أقابلك في عصر آخر .
تكون فيه السلطة بيد العصافير ..
أو بيد الغزلان ..
أو بيد طيور البجع ..
أو بيد حوريات البحر ..
أو بيد الرسامين ، والموسيقيين ، والشعراء ..
أو بيد العشاق ، والأطفال ، والمجانين ..


كنت أتمنى أن تكوني لي ..
في عصر لا يضطهد الورد ، ولا الشعر ،
ولا الناي ، ولا أنوثة النساء ..
ولكننا بكل أسف وصلنا متأخرين ..
وبحثنا عن وردة الحب
في عصر لا يعرف ما هو الحب!!..


 


نزار قباني
 

 

 

 

 

Tags : souhait belle femme

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